L'allée arborée du Parc Eduardo VII à Lisbonne, avec ses bancs et sa calçada mosaïquée

Expatriation · Visa D7

Visa D7 Portugal : conditions, revenus et démarches

Le visa D7 du Portugal est la voie la plus directe pour les non-Européens qui vivent de revenus passifs (retraités, rentiers) et veulent s'installer au pays. Revenu minimum 2026, documents, frais, étapes et règles une fois sur place : voici l'essentiel, sans jargon.

Qu'est-ce que le visa D7 ?

Le visa D7 du Portugal, parfois appelé « visa revenus passifs » ou « visa retraité », est un visa de résidence créé pour les personnes qui disposent de revenus réguliers non issus d'un travail sur place : pension de retraite, loyers, dividendes, rentes ou intérêts. Il ouvre la voie à une installation durable, puis à un titre de séjour renouvelable, et à terme à la résidence permanente ou à la nationalité.

C'est l'un des visas les plus demandés du Portugal, prisé des retraités et des rentiers du monde entier pour le climat, la sécurité et un coût de la vie encore inférieur à celui de nombreuses capitales. Attention : il s'adresse aux ressortissants non européens. Un point capital à clarifier tout de suite.

Son cadre juridique est la loi sur les étrangers (loi n.º 23/2007, modifiée à plusieurs reprises, dont en 2022 et en octobre 2025). Les montants, eux, découlent d'un arrêté sur les moyens de subsistance qui s'appuie sur le salaire minimum national : quand celui-ci augmente au 1er janvier, le seuil du D7 augmente avec lui.

Européens : pas besoin du visa D7

Passeports européens, dont un passeport portugais

Point essentiel : si vous êtes français ou ressortissant d'un pays de l'Union européenne, de l'Espace économique européen (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou de la Suisse, vous n'avez pas besoin du visa D7. La libre circulation vous permet de vous installer au Portugal sans visa. Il vous suffit, après trois mois de présence, de demander votre certificado de registo à la mairie.

Le D7 concerne donc les ressortissants de pays tiers : Algérie, Maroc, Tunisie, Canada, États-Unis, Brésil, Royaume-Uni depuis le Brexit, etc. Un retraité français marié à une personne non européenne n'a pas besoin du D7 pour lui-même, mais son conjoint relève d'un titre de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'UE, une procédure distincte et en général plus simple.

Pour qui et quelles conditions

Le visa D7 s'adresse aux non-Européens majeurs pouvant justifier de revenus passifs réguliers et suffisants pour vivre au Portugal sans y travailler. Les profils types sont les retraités (pension), les rentiers (loyers, dividendes) et, plus largement, toute personne aux revenus stables d'origine extérieure.

Au-delà du revenu, il faut prouver un logement au Portugal, présenter un casier judiciaire sans condamnation incompatible, une assurance santé, et faire du Portugal sa résidence principale : une présence effective est attendue pendant toute la durée du titre. Il n'existe en revanche ni âge minimum de retraite, ni montant minimal de loyer ou d'achat pour le logement.

Couple de retraités marchant près d'un tramway, en noir et blanc

Les revenus acceptés

Pension de retraite

Régime de base, complémentaire ou pension privée. On fournit l'attestation annuelle de la caisse et les derniers relevés de versement.

Revenus locatifs

Loyers d'un bien conservé dans votre pays. On joint les baux en cours, les quittances ou relevés et, idéalement, la dernière déclaration fiscale.

Dividendes et intérêts

Portefeuille de titres, parts de société, placements. Les relevés de courtier et les avis d'imposition montrent la régularité.

Droits d'auteur et rentes

Royalties, rente viagère, revenus de propriété intellectuelle : tout revenu régulier qui ne dépend pas d'un travail au Portugal.

Les sources peuvent se cumuler (une petite pension et des loyers, par exemple), à condition de documenter chacune. Ce qui compte pour le consulat, c'est la régularité et la pérennité : un gros virement ponctuel ou une vente d'actions ne prouve pas un revenu mensuel. Un salaire versé par un employeur étranger n'est pas un revenu passif ; dans ce cas, le bon visa est le D8. Pour un retraité, notre page prendre sa retraite à Lisbonne détaille le budget et la vie quotidienne.

Le revenu minimum exigé en 2026

par mois en 2026, demandeur principal
920 €
pour un conjoint ou un adulte à charge (+50 %)
+460 €
par enfant à charge (+30 %)
+276 €
d'épargne souvent demandés (12 mois)
11 040 €

Le seuil est indexé sur le salaire minimum portugais (retribuição mínima mensal garantida). Celui-ci est fixé à 920 € par mois depuis le 1er janvier 2026 (décret-loi n.º 139/2025), contre 870 € en 2025. Le demandeur principal doit donc justifier d'un revenu passif d'au moins 920 € nets par mois, soit 11 040 € par an. Le montant est majoré de 50 % pour le conjoint ou un autre adulte du foyer et de 30 % par enfant mineur ou à charge.

FoyerCalculPar mois (2026)Par an (2026)
Personne seule100 %920 €11 040 €
Couple100 % + 50 %1 380 €16 560 €
Couple + 1 enfant100 % + 50 % + 30 %1 656 €19 872 €
Couple + 2 enfants100 % + 50 % + 2 × 30 %1 932 €23 184 €

Les consulats demandent en général aussi de prouver une épargne disponible sur un compte bancaire portugais, couramment l'équivalent de douze mois du revenu exigé (11 040 € pour une personne seule en 2026). Ce n'est pas une somme bloquée : elle montre que vous pouvez faire face à l'installation. Viser nettement au-dessus du minimum reste la meilleure protection contre un refus, surtout si vos revenus fluctuent ou varient avec le taux de change (pension en dollars canadiens ou en dirhams, par exemple).

Ces chiffres sont datés (2026) et non contractuels : le salaire minimum est revalorisé chaque année et les exigences pratiques varient d'un consulat à l'autre. Vérifiez toujours les montants et pièces à jour auprès du consulat du Portugal de votre pays de résidence avant de constituer votre dossier.

Les documents et la procédure

La demande se fait en deux temps : d'abord le visa dans votre pays de résidence légale, puis le titre de séjour une fois au Portugal. Les documents étrangers doivent en principe être apostillés (ou légalisés pour les pays hors convention de La Haye) et accompagnés d'une traduction en portugais lorsque le consulat l'exige.

Bon à savoir : on dépose au consulat compétent pour votre lieu de résidence légale, pas forcément celui de votre nationalité. Un Algérien qui vit légalement au Canada dépose donc au Canada. Ne comptez pas sur une régularisation après une entrée touristique : la « manifestation d'intérêt », qui permettait de demander un titre depuis le Portugal, a été supprimée en juin 2024. La voie normale reste le visa obtenu au consulat avant le départ.

Le dossier type

Le formulaire de visa national rempli et signé, avec deux photos d'identité récentes

Un passeport valable au moins 3 mois après la date de retour prévue

Les justificatifs de revenus passifs (pension, loyers, dividendes), traduits si besoin

Une preuve de moyens disponibles : relevés d'un compte portugais

Un justificatif de logement au Portugal (bail, acte d'achat ou attestation d'hébergement)

Un extrait de casier judiciaire apostillé ou légalisé

Une assurance couvrant les frais médicaux au Portugal

Votre NIF portugais et, le cas échéant, les actes d'état civil de la famille (mariage, naissance)

Le consulat peut demander des pièces complémentaires à sa discrétion : lettre de motivation expliquant votre projet, relevés bancaires sur plusieurs mois, autorisation de consultation du casier judiciaire portugais. Le NIF s'obtient à distance par un représentant fiscal, voir notre guide obtenir son NIF.

Les étapes

  1. 1

    Obtenir le NIF et ouvrir un compte bancaire portugais, souvent à distance, puis y verser l'épargne.

  2. 2

    Trouver un logement : bail d'au moins un an de préférence, achat ou hébergement attesté.

  3. 3

    Prendre rendez-vous et déposer le dossier au consulat du Portugal (dans de nombreux pays via le prestataire VFS Global), avec paiement des 110 € de frais.

  4. 4

    Obtenir le visa de résidence : valable 4 mois, deux entrées, avec un rendez-vous AIMA souvent déjà fixé.

  5. 5

    Entrer au Portugal et se présenter à l'AIMA (ex-SEF) : empreintes, photo, vérification des originaux.

  6. 6

    Recevoir le titre de résidence temporaire de 2 ans, puis le renouveler pour 3 ans.

Façade d'un palais classique dans une rue de Lisbonne

Les délais et pièces évoluent régulièrement (l'ancien SEF a été remplacé par l'AIMA en 2023) : beaucoup de candidats se font accompagner par un avocat inscrit à l'Ordre portugais pour sécuriser le dossier, surtout en cas de revenus multiples ou de famille nombreuse.

Combien coûte le visa D7 et combien de temps prévoir

de frais consulaires par demandeur (2026)
110 €
de validité du visa, deux entrées
4 mois
pour le premier titre de séjour
2 ans
pour chaque renouvellement
3 ans

Le budget

Le seul montant fixe côté consulat est la taxe de traitement du visa national, 110 € par personne selon le barème du ministère des Affaires étrangères. Sur place, l'AIMA facture séparément l'analyse de la demande et l'émission de la carte : son barème est actualisé chaque 1er mars selon l'inflation, consultez-le avant de payer. Comptez aussi les apostilles et traductions assermentées, le représentant fiscal pour le NIF, l'assurance santé et le premier loyer avec sa caution. Les honoraires d'avocat, facultatifs, varient beaucoup d'un cabinet à l'autre.

Les délais

Entre la préparation (NIF, compte, logement, apostilles) et la décision du consulat, prévoyez plusieurs mois. Le visa vous laisse ensuite 4 mois pour entrer au Portugal et vous présenter à l'AIMA. La carte de séjour arrive après le rendez-vous, avec des délais très variables selon la période. Conseil pratique : ne résiliez pas votre bail et ne vendez pas votre voiture avant d'avoir le visa collé dans le passeport.

Une fois au Portugal : renouvellement, absences, nationalité

Le visa n'est que la porte d'entrée. La suite se joue avec l'AIMA, qui délivre et renouvelle les titres. Voici le parcours type d'un titulaire du D7, d'après la loi en vigueur en 2026.

  1. An 0

    Titre temporaire

    Valable 2 ans après le rendez-vous à l'AIMA.

  2. An 2

    Renouvellement

    Nouveau titre de 3 ans si les conditions sont toujours remplies.

  3. An 5

    Résidence permanente

    Possible après 5 ans de résidence légale, avec un niveau A2 de portugais.

  4. An 10

    Nationalité

    En règle générale 10 ans de résidence légale depuis 2026 (7 ans UE et CPLP).

La règle des absences

Le titre peut être retiré si vous restez hors du Portugal plus de 6 mois consécutifs, ou plus de 8 mois au total pendant sa durée de validité, sans raison valable (maladie, obligation professionnelle ou familiale justifiée). Le D7 n'est donc pas adapté à une « résidence secondaire » : si vous comptez passer la moitié de l'année ailleurs, il faut revoir le projet. Gardez vos billets et tampons, ils servent au renouvellement.

Nationalité : ce qui a changé en 2026

La loi organique n.º 1/2026, en vigueur depuis le 19 mai 2026, a allongé la durée de résidence exigée pour la naturalisation : 10 ans pour la plupart des nationalités, 7 ans pour les citoyens de l'UE et des pays de langue portugaise. Elle ajoute des exigences de connaissance de la culture et des institutions. Les demandes déposées avant le 19 mai 2026 restent régies par l'ancien texte. Beaucoup de sites affichent encore « 5 ans » : c'est désormais faux pour la nationalité.

Le titre de séjour vous donne aussi le droit de travailler, de vous inscrire au centre de santé de votre quartier pour accéder au SNS (le système public, voir notre page santé au Portugal) et de circuler dans l'espace Schengen jusqu'à 90 jours sur 180. Pour les démarches pratiques du quotidien, suivez notre check-list s'installer à Lisbonne.

Familles se promenant dans le jardin d'un palais à Lisbonne

Partir en famille avec un D7

Le revenu exigé tient compte du foyer : +50 % pour le conjoint ou partenaire, +30 % par enfant. Peuvent en principe être couverts le conjoint ou partenaire de fait, les enfants mineurs, certains enfants majeurs à charge qui étudient, et les parents à charge. Chaque membre de la famille a son propre dossier et paie ses propres frais.

Attention à la loi n.º 61/2025, entrée en vigueur le 23 octobre 2025 : le regroupement familial demandé depuis le Portugal exige désormais, en règle générale, deux ans de titre de séjour valide du titulaire, avec des exceptions (notamment pour certains cas d'enfants mineurs). Les familles ont donc tout intérêt à déposer les demandes de visa de tous les membres en même temps au consulat, plutôt que de faire venir conjoint et enfants plus tard. Faites confirmer la stratégie par le consulat ou un avocat.

Pour les enfants, l'école publique portugaise est gratuite et les écoles françaises existent à Lisbonne : tout est comparé dans notre guide scolariser ses enfants à Lisbonne.

Les erreurs qui font refuser un dossier D7

La plupart des refus ne tiennent pas au montant, mais à la qualité des preuves. Voici ce qui revient le plus souvent.

Revenus irréguliers ou mal prouvés

Des relevés qui ne montrent pas de versements mensuels réguliers, ou une attestation sans montant. Fournissez les mêmes revenus vus sous plusieurs angles : attestation, relevés, avis d'imposition.

Un salaire présenté comme revenu passif

Un salaire d'un employeur étranger relève du D8, pas du D7. Le mélange des deux affaiblit le dossier.

Un logement peu crédible

Une réservation Airbnb de quelques semaines ou un bail de trois mois convainc rarement. Un bail d'au moins un an, ou une attestation d'hébergement signée, est plus solide.

Apostille ou traduction manquante

Casier judiciaire non apostillé, acte de mariage non traduit : le dossier est bloqué. Vérifiez la règle de votre pays avant de commander les actes.

Casier judiciaire trop ancien

Les extraits ont une durée de validité courte. Demandez-le en dernier, juste avant le dépôt.

Assurance insuffisante

Une assurance qui exclut le Portugal ou ne couvre pas les frais médicaux et le rapatriement est refusée.

En cas de refus, la décision indique les voies de recours : une demande de réexamen auprès du consulat, puis un recours hiérarchique ou contentieux. Souvent, le plus rapide reste de redéposer un dossier corrigé.

L'assurance santé du dossier D7

Le consulat demande une assurance couvrant les frais médicaux au Portugal, rapatriement compris, au moins pour la période qui précède votre accès au système public. Une fois résident et inscrit au centre de santé, vous accédez au SNS, mais les délais d'attente poussent beaucoup d'expatriés retraités à garder une couverture privée.

Vérifiez trois points avant de souscrire : le Portugal est bien couvert hors voyage, il n'y a pas de plafond d'âge bloquant pour un retraité, et l'attestation est rédigée de façon lisible (en anglais ou en portugais) avec les dates et les montants garantis. Notre comparatif assurances pour expatriés détaille les options.

Médecin en consultation derrière son bureau

D7, D8, D2 ou golden visa : quel visa choisir ?

Le choix dépend d'abord de la nature de vos revenus, ensuite du temps que vous comptez passer au Portugal. Seuils calculés sur le salaire minimum (SMN) de 920 € en 2026.

VisaPour quiSeuil de revenuPrésence
D7Retraités, rentiers, revenus passifs920 € par mois (1 × SMN)Résidence effective, absences limitées
D8Télétravailleurs et freelances payés de l'étranger3 680 € par mois (4 × SMN)Résidence effective, absences limitées
D2Entrepreneurs et indépendants qui créent une activité au PortugalPas de seuil fixe : projet et moyens à démontrerRésidence effective
Golden visa (ARI)Investisseurs (fonds, recherche, culture, emplois)Investissement minimal selon l'option choisieSéjour minimal réduit
Ordinateur portable et café glacé sur une table de café

Visa D7 ou visa nomade (D8) ?

On les confond souvent, mais ils ne visent pas les mêmes profils. Le D7 est fait pour les revenus passifs : pensions, loyers, dividendes, sans activité au Portugal. Le D8, le visa nomade numérique, s'adresse aux travailleurs à distance et indépendants payés par un employeur ou des clients hors Portugal, avec un seuil quatre fois plus élevé. Si vous continuez à travailler en télétravail, c'est le D8 qu'il vous faut : tout est expliqué dans notre fiche visa nomade digital.

Personne faisant ses comptes avec une calculatrice et un formulaire

Fiscalité une fois résident

Une fois installé plus de 183 jours par an, ou avec votre résidence habituelle au Portugal, vous devenez résident fiscal portugais et y déclarez vos revenus mondiaux. L'ancien RNH est fermé aux nouveaux arrivants et l'IFICI qui le remplace exclut les pensions. La convention fiscale de votre pays d'origine règle la double imposition, pensions publiques comprises. Voir nos fiches fiscalité (IFICI) et convention fiscale.

Côté budget de vie, le seuil de 920 € ne suffit pas à vivre confortablement à Lisbonne, où un T1 se loue souvent bien au-dessus de ce montant. Avant de vous lancer, faites vos comptes avec notre page coût de la vie à Lisbonne et regardez les quartiers plus abordables de la rive sud ou de la périphérie.

Le visa D7 du Portugal : questions fréquentes

Qu'est-ce que le visa D7 au Portugal ?

C'est un visa de résidence destiné aux personnes non européennes disposant de revenus passifs réguliers (pension de retraite, loyers, dividendes, rentes). Il permet de s'installer durablement au Portugal, puis d'obtenir un titre de séjour renouvelable.

Un Français a-t-il besoin du visa D7 ?

Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, un Français n'a pas besoin de visa pour vivre au Portugal : il s'enregistre simplement, après trois mois, via le certificado de registo. Le D7 concerne uniquement les non-Européens.

Quel revenu faut-il pour le visa D7 en 2026 ?

Un revenu passif régulier au moins égal au salaire minimum portugais, soit 920 € par mois en 2026 (11 040 € par an). On ajoute 50 % pour le conjoint ou un autre adulte (460 €) et 30 % par enfant (276 €). Les consulats demandent souvent aussi une épargne d'environ un an de ce revenu sur un compte portugais.

Combien coûte le visa D7 ?

Les frais consulaires d'un visa national sont de 110 € par demandeur en 2026. Il faut ajouter les taxes de l'AIMA pour le titre de séjour (barème actualisé chaque 1er mars), les traductions et apostilles, l'assurance santé et, souvent, un représentant fiscal pour obtenir le NIF à distance.

Quels documents fournir pour un visa D7 ?

Formulaire et photos, passeport valable 3 mois après le retour prévu, preuves de revenus passifs, relevés d'un compte portugais, justificatif de logement, casier judiciaire apostillé, assurance santé et NIF. Le consulat peut réclamer d'autres pièces : la liste de votre consulat fait foi.

Peut-on travailler avec un visa D7 ?

Oui, une fois le titre de séjour délivré, vous pouvez exercer une activité salariée ou indépendante au Portugal, en vous déclarant aux Finanças et à la sécurité sociale. Le visa reste en revanche fondé sur vos revenus passifs : ils doivent continuer à exister au moment du renouvellement.

Combien de temps faut-il passer au Portugal avec un D7 ?

Le titre de séjour peut être retiré en cas d'absence de plus de 6 mois consécutifs, ou de plus de 8 mois au total sur sa durée de validité, sans motif reconnu. Le D7 suppose donc de vivre réellement au Portugal, ce qui en fait aussi en pratique votre pays de résidence fiscale.

Comment obtenir un titre de séjour portugais avec le D7 ?

Après l'entrée au Portugal avec le visa (valable 4 mois, deux entrées), vous vous présentez au rendez-vous fixé avec l'AIMA pour la collecte des empreintes et la vérification du dossier. Le premier titre est valable 2 ans, puis il se renouvelle pour 3 ans.

Quel est le visa le plus facile à obtenir pour le Portugal ?

Pour un non-Européen qui vit d'une pension ou de revenus du capital, le D7 est en général le plus accessible : seuil bas, pas d'investissement imposé. Si vous travaillez à distance, regardez plutôt le visa nomade digital (D8).

Au bout de combien de temps peut-on demander la nationalité portugaise ?

Depuis la loi organique n.º 1/2026, en vigueur depuis mai 2026, la naturalisation exige en règle générale 10 ans de résidence légale (7 ans pour les ressortissants de l'UE et des pays lusophones), avec un test de langue et de connaissances civiques. La résidence permanente reste accessible après 5 ans.