
Expatriation · Visa D7
Le visa D7 pour s'installer au Portugal
Le visa D7 du Portugal est la voie royale pour les non-Européens qui vivent de revenus passifs (retraités, rentiers) et veulent s'installer au pays. Conditions, revenu minimum, documents et procédure : voici l'essentiel, sans jargon.
Qu'est-ce que le visa D7 ?
Le visa D7 du Portugal, parfois appelé « visa revenus passifs » ou « visa retraité », est un visa de résidence créé pour les personnes qui disposent d revenus réguliers non issus d'un travail sur place : pension de retraite, loyers, dividendes, rentes ou intérêts. Il ouvre la voie à une installation durable, puis à u titre de séjour renouvelable, et à terme à la résidence permanente ou à la nationalité.
C'est l'un des visas les plus populaires du Portugal, prisé des retraités et des rentiers du monde entier séduits par le climat et la douceur de vivre. Attention : il s'adresse aux ressortissants non européens. Un point capital à clarifier tout de suite.
Européens : pas besoin du visa D7
Point essentiel : si vous êtes français ou ressortissant d'un pays de l'Union européenne, vous n'avez pas besoin du visa D7. La libre circulation vous permet de vous installer au Portugal sans visa. Il vous suffit, après trois mois de présence, de demander votre certificado de registo à la mairie. Le D7 ne concerne que les non-Européens (par exemple depuis l'Algérie, le Maroc, le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse hors accords, etc.).
Pour qui et quelles conditions
Le visa D7 s'adresse aux non-Européens pouvant justifier de revenus passifs réguliers et suffisants pour vivre au Portugal sans y travailler. Les profils types sont les retraités (pension), les rentiers (loyers, dividendes) et, plus largement, toute personne aux revenus stables d'origine extérieure. Au-delà du revenu, il faut prouver un logement au Portugal, disposer d'un casier judiciaire vierge, d'une assurance santé, et manifester l'intention de faire du Portugal sa résidence principale (une présence effective est attendue).
Le revenu minimum exigé
Le seuil est indexé sur le salaire minimum portugais (SMN). Concrètement, le demandeur principal doit justifier d'un revenu passif au moins égal à ce salaire minimum, soit de l'ordre de 800 à 900 € par mois en 2025. Ce montant est majoré pour les personnes à charge : comptez environ +50 % pour un conjoint e +30 % par enfant. Les consulats demandent en général aussi de justifier d'un épargne disponible (souvent l'équivalent d'environ douze mois de ce revenu) sur un compte, gage de stabilité.
Ces chiffres sont indicatifs, datés (2025) et non contractuels : le salaire minimum est revalorisé chaque année et les exigences peuvent varier d'un consulat à l'autre. Vérifiez toujours les montants et pièces à jour auprès du consulat du Portugal de votre pays de résidence avant de constituer votre dossier.
Les documents et la procédure
La demande se fait en deux temps : d'abord le visa dans votre pays, puis le titre de séjour une fois au Portugal.
Le dossier type
- • Un passeport valide
- • Des justificatifs de revenus passifs réguliers (sur environ 12 mois)
- • Un justificatif de logement au Portugal (bail ou promesse)
- • Un extrait de casier judiciaire
- • Une assurance santé couvrant le Portugal
- • Un NIF et un compte bancaire portugais
- • Une lettre de motivation et le formulaire de demande
Les étapes
- Dépôt du dossier au consulat du Portugal (pays de résidence).
- Obtention d'un visa de séjour temporaire (environ 4 mois, deux entrées).
- Sur place, rendez-vous à l'AIMA (ex-SEF) pour le titre de séjour.
- Délivrance d'un titre de résidence (2 ans, renouvelable).
- Après 5 ans : résidence permanente ou demande de nationalité.
Les délais et pièces évoluent régulièrement (l'ancien SEF a été remplacé par l'AIMA en 2023) : beaucoup de candidats se font accompagner par un avocat ou un cabinet spécialisé pour sécuriser le dossier.
Visa D7 ou visa nomade (D8) ?
On les confond souvent, mais ils ne visent pas les mêmes profils. Le D7 est fait pour les revenus passifs : pensions, loyers, dividendes, sans activité au Portugal. Le D8, le visa nomade numérique, s'adresse aux travailleurs à distance et indépendants qui perçoivent un revenu d'activité (salaire ou missions) pour un employeur ou des clients hors Portugal, avec un seuil de revenu nettement plus élevé. Si vous continuez à travailler en télétravail, c'est le D8 qu'il vous faut : tout est expliqué dans notre fiche visa nomade digital.
Fiscalité une fois résident
Une fois installé plus de 183 jours par an, vous devenez résident fiscal au Portugal, ce qui change la façon dont vos revenus sont imposés. Le régime fiscal a beaucoup évolué : l'ancien RNH est fermé aux nouveaux arrivants et laisse place à l'IFICI, plus ciblé, avec des règles particulières pour les retraités. En parallèle, la convention franco-portugaise (ou celle de votre pays) évite la double imposition. Un sujet à préparer en amont : voir notre fiche fiscalité (IFICI).
Le visa D7 du Portugal : questions fréquentes
Qu'est-ce que le visa D7 au Portugal ?
C'est un visa de résidence destiné aux personnes non européennes disposant de revenus passifs réguliers (pension de retraite, loyers, dividendes, rentes). Il permet de s'installer durablement au Portugal, puis d'obtenir un titre de séjour renouvelable.
Un Français a-t-il besoin du visa D7 ?
Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, un Français n'a pas besoin de visa pour vivre au Portugal : il s'enregistre simplement, après trois mois, via le certificado de registo. Le D7 concerne uniquement les non-Européens.
Quel revenu faut-il pour le visa D7 ?
Un revenu passif régulier au moins équivalent au salaire minimum portugais (de l'ordre de 800 à 900 € par mois en 2025), majoré pour les personnes à charge (environ +50 % pour un conjoint, +30 % par enfant). Il faut aussi souvent justifier d'une épargne. Montants indicatifs et non contractuels : vérifiez auprès du consulat.
Quelle différence entre le visa D7 et le visa nomade ?
Le D7 vise les revenus passifs (retraités, rentiers). Le D8 (visa nomade numérique) vise les travailleurs à distance percevant un revenu d'activité, avec un seuil de revenu plus élevé. Voir le visa nomade digital.
Préparez votre installation
Le visa n'est qu'une première étape : anticipez aussi votre fiscalité de futur résident, et suivez le parcours complet des démarches.