
Food tour à pied : petiscos et vins portugais
Petit groupe, une dizaine de dégustations dans des adresses de quartier, vins compris.
À partir de70 €par personne
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Gastronomie · Plats typiques
Le plat typique portugais, c'est d'abord la morue, puis les sardines grillées, le poulpe rôti et des sandwichs qu'on avale debout au comptoir. Voici les 25 plats à goûter, avec pour chacun une adresse à Lisbonne et ce qu'il coûte.
Les plats typiques portugais en bref
Si on ne devait garder qu'un plat portugais, ce serait celui-là. Le bacalhau est de la morue salée et séchée, qu'on fait tremper un à deux jours en changeant l'eau avant de la cuisiner. Il n'est pas pêché au large du Portugal : il vient surtout de Norvège. Les Portugais l'appellent pourtant o fiel amigo, « le fidèle ami », et c'est le plat du réveillon de Noël, servi bouilli avec chou et pommes de terre (on vous raconte ça dans notre page Noël à Lisbonne). Au restaurant, comptez en général 12 à 20 € pour un plat de morue (relevé de janvier 2025). Trois recettes reviennent partout.

La recette la plus lisboète : morue effilochée, oignons fondus, pommes de terre coupées en allumettes et frites, le tout lié à l'œuf brouillé, avec olives noires et persil. On l'attribue à un certain Braz, patron d'une taverne du Bairro Alto au XIXe siècle. C'est le plat le plus facile à aimer quand on découvre la morue : le sel est doux et la texture fondante.
La version gratin : morue, pommes de terre en dés et oignons, nappés d'une sauce à la crème puis passés au four jusqu'à ce que le dessus dore. Plus riche que le à Brás, c'est un plat familial qu'on trouve souvent en plat du jour dans les tascas.
Celle-ci vient de Porto : morue en morceaux, pommes de terre en rondelles, oignons, olives et œufs durs, cuits au four à l'huile d'olive. Elle porte le nom de José Luís Gomes de Sá, commerçant de morue de Porto qui l'aurait mise au point à la fin du XIXe siècle. À Lisbonne, elle figure à la carte des maisons spécialisées dans la morue plutôt que dans toutes les tascas.
Les guides parlent peu de ces deux-là, alors que ce sont les plats que les Lisboètes mangent le plus souvent. Ils se commandent au comptoir, avec une bière pression (une imperial) et se mangent en cinq minutes.

De fines tranches de porc marinées à l'ail, au vin blanc et au paprika, mijotées dans leur jus puis glissées dans un petit pain (papo-seco). On ajoute la moutarde soi-même, parfois un filet de piment. La ville de Vendas Novas, dans l'Alentejo, se dit inventrice de la bifana : aucun document ne le prouve, mais deux de ses cafés se disputent toujours le titre.
À Lisbonne, la référence est As Bifanas do Afonso, rue da Madalena 146, un comptoir ouvert en semaine et le samedi matin. La maison sert aussi au comptoir de l'hôtel Lisbon Art Stay, rue dos Sapateiros 158 : 3 € la bifana debout, 5,50 € assis avec des frites (prix relevés en septembre 2025). Autres comptoirs réputés : O Trevo, place Luís de Camões dans le Chiado, et le Triângulo da Ribeira près du marché de Cais do Sodré.

La version bœuf : une fine tranche de viande saisie à l'ail, dans un petit pain ou un pain plus large. Le prego no prato se sert à l'assiette avec un œuf au plat, des frites et souvent du riz. Le plus étonnant, c'est qu'on le mange en fin de repas dans les marisqueiras : après les crevettes et les palourdes, le prego no lombo se commande « en dessert ».
Essayez-le à la Cervejaria Ramiro (avenue Almirante Reis 1, Intendente) ou à la Marisqueira do Lis, à deux pas, ouverte en 1973 par un ancien du Ramiro. Nous n'avons pas trouvé de prix à jour pour le prego : vérifiez sur la carte.

En juin, Lisbonne sent la sardine grillée. Les sardinhas assadas cuisent sur des grills au charbon installés en pleine rue, puis se posent sur une tranche de pain qui boit le jus et l'huile. On les accompagne d'une salade de poivrons grillés et d'un verre de vin ou d'une bière. C'est le plat des fêtes de Santo António, le saint patron populaire de la ville.
L'édition 2026 des Festas de Lisboa a eu lieu du 29 mai au 28 juin, avec le défilé des marchas populares sur l'avenue da Liberdade dans la nuit du 12 juin. Dans les arraiais (les bals de quartier) de l'Alfama, de la Mouraria, de la Graça ou du Castelo, la sardine sur pain se vendait entre 1,50 et 3 €. La prochaine édition aura lieu en juin 2027 : les dates n'étaient pas encore publiées au moment où nous écrivons.
Hors saison, la sardine reste à la carte des tascas, mais elle est meilleure de juin à septembre, quand elle est grasse. Pour caler votre voyage, voyez quand partir à Lisbonne.

Un tentacule de poulpe cuit puis rôti au four, servi avec des batatas a murro (petites pommes de terre écrasées d'un coup de poing) et noyé d'huile d'olive à l'ail. Lagareiro désigne l'ouvrier du moulin à huile : le nom dit déjà la générosité de l'huile. Le poulpe doit être tendre, jamais caoutchouteux.
Adresses citées par Time Out Lisboa : l'Adega das Gravatas à Carnide, ouverte en 1908, Dom Feijão à Alvalade (le poulpe n'y est servi que certains jours) et la Tasquinha do Lagarto à Campolide. Comptez 15 à 20 € l'assiette.

Un riz aux fruits de mer qui n'a rien d'une paella : il est servi malandrinho, c'est-à-dire presque en soupe, dans la marmite, avec crevettes, palourdes, moules et parfois homard ou crabe, relevé de coriandre. Il se commande pour deux au minimum et demande 30 à 40 minutes de cuisson.
Chez Uma, rue dos Sapateiros dans la Baixa, c'est quasiment le seul plat de la carte, et une marmite nourrit trois personnes. À la Penalva da Graça, le Time Out relevait 18 € pour une personne et 35 € pour deux.
Le ragoût des pêcheurs : plusieurs poissons en morceaux, pommes de terre, tomates, poivrons et oignons, cuits en couches dans une grande marmite. Chaque port a sa version. À Lisbonne, elle apparaît surtout en plat du jour, en particulier dans les restaurants proches du fleuve. Si vous la voyez à l'ardoise, prenez-la : elle est rarement à la carte toute l'année.
Un plat né pour ne rien jeter : du pain rassis écrasé dans un bouillon à l'ail et à la coriandre, lié à l'œuf, avec des crevettes. La version lisboète est épaisse, presque une purée de pain. Dans l'Alentejo, l'açorda est au contraire une soupe claire avec un œuf poché.

La soupe que tout Portugais a mangée chez sa grand-mère : un velouté de pommes de terre, du chou galego coupé en lanières très fines, un filet d'huile d'olive et une rondelle de chouriço. Elle vient du Minho, dans le nord, et on la sert avec un morceau de broa, le pain de maïs. C'est souvent l'entrée la moins chère de la carte, et on la croise partout, jusque dans les fêtes de juin.
Le plat de la pause déjeuner : un steak fin, un œuf au plat dessus, des frites, du riz et une salade. Sans prétention, présent dans tous les cafés, c'est l'une des options les moins chères quand on ne sait pas quoi prendre.

Le mélange terre et mer qui surprend : des dés de porc marinés au vin et au paprika, sautés avec des palourdes, des pommes de terre frites et de la coriandre. Malgré son nom, il s'est surtout répandu sur la côte, là où les palourdes ne manquent pas.
Du riz cuit dans le bouillon d'un canard, mélangé à la viande effilochée puis gratiné au four avec des rondelles de chouriço. Un plat du nord, copieux, qui se commande volontiers pour deux.
Le pot-au-feu portugais : bœuf, porc, poulet, chouriço, boudin, chou, carottes et pommes de terre, cuits ensemble. Dans beaucoup de tascas, il revient en plat du jour un jour fixe de la semaine : demandez lequel.
Le poulet ouvert en deux, grillé au charbon et badigeonné d'huile au piment piri-piri. Les churrasqueiras le vendent aussi à emporter. Près de Restauradores, le Bonjardim, surnommé « Rei dos Frangos », en a fait sa spécialité.
Le cochon de lait rôti à la peau craquante, spécialité de la Bairrada, autour de Mealhada. À Lisbonne, on le croise surtout en sandes de leitão, en sandwich, avec sa sauce poivrée.
Haricots rouges ou blancs mijotés avec du porc, du chouriço et du chou. La version du nord, à la transmontana, est la plus courante en plat du jour d'hiver.
Une saucisse fumée de volaille et de pain, servie grillée avec un œuf et des frites. Selon la tradition, les juifs de Trás-os-Montes l'auraient inventée pour faire croire qu'ils mangeaient du porc pendant l'Inquisition.
Les petiscos sont de petites assiettes qu'on commande à plusieurs, à l'apéritif ou à la place d'un repas. C'est la meilleure façon de goûter beaucoup de plats typiques en une soirée.

Des palourdes ouvertes à la poêle dans l'huile d'olive, l'ail, la coriandre, un trait de vin blanc et de citron. Le plat porte le nom de Raimundo Bulhão Pato, poète lisboète du XIXe siècle. Gardez le pain : la sauce est la meilleure partie. La version de référence est celle de la Cervejaria Ramiro, sans réservation, où l'on fait la queue en soirée. Les fruits de mer s'y paient au poids : l'addition grimpe vite.

Des croquettes ovales de morue, de pomme de terre, d'oignon et de persil, frites et mangées tièdes, souvent debout au comptoir. Le café historique Martinho da Arcada, sous les arcades de la place du Commerce et ouvert depuis 1782, en sert de très classiques. Dans la rue Augusta, les versions fourrées au fromage Serra da Estrela visent surtout les touristes : elles coûtent bien plus cher qu'un pastel de bacalhau de tasca.
Littéralement « petits poissons du potager » : des haricots verts enrobés de pâte et frits, qui ressemblent à de petits poissons dorés. On raconte souvent que les missionnaires portugais auraient apporté la recette au Japon, où elle serait devenue le tempura. L'histoire est jolie, mais rien ne la prouve. C'est en tout cas l'un des rares petiscos végétariens.
De petits escargots cuits dans un bouillon à l'ail et à l'origan, qu'on mange à la main avec une bière. Quand un café affiche « Há caracóis » sur sa vitrine, la saison est lancée : c'est l'été lisboète.
Des petits morceaux de bœuf sautés dans une sauce à la bière et à l'ail, avec des pickles. On pique les morceaux un à un avec un cure-dent, d'où le nom de « pic-vert ».
La saucisse fumée flambée à table dans un plat en terre cuite, à l'eau-de-vie. Le spectacle compte autant que le goût.

À savoir
C'est le plat portugais le plus recherché sur Google, mais il n'est pas de Lisbonne. La francesinha vient de Porto : un sandwich de pain de mie garni de viandes et de saucisses, recouvert de fromage fondu et d'une sauce à la bière et à la tomate, souvent avec un œuf et des frites. On en trouve à Lisbonne, mais c'est un peu comme manger une choucroute à Marseille. Gardez-la pour Porto.
En 2011, les Portugais ont élu leurs sept plats emblématiques lors d'un vote national, les 7 Maravilhas da Gastronomia. Quatre sont faciles à goûter à Lisbonne : la sardine, l'arroz de marisco, le caldo verde et le pastel de Belém.
La façon la moins chère de manger portugais, c'est le prato do dia, le plat du jour affiché à l'ardoise le midi. Dans une tasca de quartier, comptez en général 8 à 15 €. Les cafés les plus simples, hors du centre, descendent encore plus bas. Le menu complet (soupe, plat, boisson et café) tourne autour de 10 à 15 € (relevé de janvier 2025), et 12 à 20 € dans les restaurants plus fréquentés. Aucun organisme ne publie de prix moyen : ce sont des fourchettes observées, plus élevées dans la Baixa et le Chiado.
Le soir, l'addition monte. Les plats à partager (arroz de marisco, polvo) et les fruits de mer vendus au poids font vite passer le repas au-dessus de 30 € par personne. Pour toutes nos adresses par budget et par quartier, voyez notre sélection où manger à Lisbonne.

| Plat | C'est quoi | Où à Lisbonne | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| Bacalhau à Brás | Morue | Laurentina (Avenidas Novas) | 12 à 20 € le plat |
| Bifana | Sandwich porc | As Bifanas do Afonso (Baixa) | 3 € au comptoir (2025) |
| Prego | Sandwich bœuf | Cervejaria Ramiro, Marisqueira do Lis | Non vérifié |
| Sardinhas assadas | Poisson grillé | Arraiais de juin, tascas de l'Alfama | 1,50 à 3 € sur pain (2026) |
| Polvo à lagareiro | Poulpe rôti | Adega das Gravatas (Carnide) | 15 à 20 € |
| Arroz de marisco | Riz aux fruits de mer | Uma (Baixa), Penalva da Graça | 18 € pour 1, 35 € pour 2 |
| Amêijoas à Bulhão Pato | Petisco | Cervejaria Ramiro (Intendente) | Au poids, variable |
| Prato do dia | Plat du jour | Tascas de quartier | 8 à 15 € |
Prix relevés dans la presse lisboète (Time Out Lisboa) et sur place entre 2025 et 2026. Les cartes changent : vérifiez avant de commander.
Pour goûter une dizaine de spécialités en une soirée sans chercher les adresses, un food tour en petit groupe passe par les tascas, les épiceries fines et les comptoirs, vins compris.

Petit groupe, une dizaine de dégustations dans des adresses de quartier, vins compris.
À partir de70 €par personne
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Le tour se termine par un vrai repas, boissons comprises : pas besoin de dîner après.
À partir de71 €par personne
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Pour goûter bacalhau, charcuterie et vins sans choisir les adresses soi-même.
À partir de71 €par personne
RéserverLiens partenaires : si vous réservez par ces liens, nous touchons une petite commission, sans surcoût pour vous.
Le bacalhau, la morue salée et séchée, est le plat national. Il se cuisine de dizaines de façons : à Brás (effilochée avec œufs et pommes paille), com natas (gratinée à la crème), à Gomes de Sá (au four, recette de Porto). On en mange toute l'année, et c'est le plat du réveillon de Noël.
Le bacalhau, les sardines grillées, le caldo verde, le polvo à lagareiro, l'arroz de marisco, la bifana, le porco à alentejana et, côté sucré, le pastel de nata. À Lisbonne, ajoutez les petiscos : palourdes à Bulhão Pato, pastéis de bacalhau et, l'été, les caracóis.
Élues en 2011 lors d'un vote national : l'alheira de Mirandela, le fromage Serra da Estrela, le caldo verde, la sardine grillée, l'arroz de marisco, le cochon de lait de Bairrada et le pastel de Belém.
Trois plats sont vraiment lisboètes : la sardine grillée des fêtes de Santo António en juin, la bifana mangée au comptoir et les amêijoas à Bulhão Pato des cervejarias. Côté sucré, le pastel de nata est né à Belém. Voir notre guide gastronomie portugaise.
Dans une tasca de quartier, le prato do dia coûte en général entre 8 et 15 €. Le menu complet (soupe, plat, boisson, café) tourne autour de 10 à 15 € en dehors des rues les plus touristiques. Il n'existe pas de moyenne officielle : ce sont des fourchettes observées.
Non, la francesinha vient de Porto. On en trouve à Lisbonne, mais ce n'est pas un plat local : si vous voulez la goûter dans les règles, gardez-la pour un passage à Porto.
La bifana est un sandwich de porc mariné à l'ail et au vin blanc, servi dans un petit pain. Le prego est un sandwich de bœuf, une fine tranche saisie à l'ail. Les deux se mangent au comptoir, souvent avec de la moutarde.
Les peixinhos da horta (haricots verts en beignets), le caldo verde demandé sans chouriço, les soupes de légumes du jour et les fromages. La cuisine traditionnelle reste très carnée et iodée : prévenez toujours en commandant.
Vous savez quoi commander. Reste à choisir la table : tascas, cervejarias, marchés et rooftops, quartier par quartier.